- Affiliation étatique · Russie
- Emblème de catégorie Vigil · pas un insigne officiel
Provenance de l’identité
Affiliation étatique : Russie.
Emblème de catégorie Vigil — établi à partir du domaine, de l’échelon et du rôle propres à cette fiche. Pas un insigne officiel.
En bref
La force expéditionnaire du ministère russe de la Défense au Mali — successeur du déploiement de Wagner depuis juin 2025, combattant aux côtés des FDS.
- Périmètre
- Structure, rôle, filiation et liens. Aucune fiche subordonnée publiée.
- Subordination
- Subordination confirmée
- Sources
- 10 dans la fiche
- État de la fiche
- Complète
- Zone d’activité générale
- Bamako and the remaining northern and central hubs — Gao and Sévaré prominently in 2026 reporting. Analysts assess that after the loss of Kidal it withdrew from the far north and concentrated closer to Bamako, taking a more supporting role.
- Historique notable
- The defence-ministry-run successor to Wagner’s Mali deployment, announced in June 2025 with most personnel carried over. The rebrand made Russia’s presence formal state policy. Africa Corps personnel were reported in Mali from late 2024, in Bamako and the centre while Wagner held the north; when Wagner posted "mission accomplished" on 6 June 2025 the corps said nothing would change, and a diplomatic source told AFP that most Russian-national Wagner personnel would be absorbed into it. Its recruits sign one-year contracts with Ministry of Defence volunteer formations — outside the regular armed forces — at pay advertised at roughly 230,000–280,000 roubles a month, with stated priority for former Wagner fighters; analysts and Russian mercenary channels put the ex-Wagner share at 70–80 per cent. Command is reported, not published: Deputy Defence Minister Yunus-Bek Yevkurov and military-intelligence general Andrei Averyanov above the corps, and from early 2026 Major-General Vladimir Selivyorstov, an airborne officer, as the Mali commander. Sustainment is a state chain — flight tracking identified Ministry transport-unit and state-linked flights into Bamako through 2025–26, and sea convoys via Conakry delivered vehicles in early 2025. A Malian transitional-council official said in July 2026 that "coordination and cooperation have been established" between the armed forces and the corps. In the 2026 offensives it defended Bamako airport, withdrew from the far north under negotiated terms — leaving Aguelhok and Tessalit on 27 April — lost helicopters and personnel, acknowledged by Russian state media, and led the column that retook Anéfis in July. Published analysis from mid-2026 describes a deliberate shift after Kidal: fewer ground commitments, a larger share of effort in air support, intelligence provision to the FDS and convoy escort on the corridors from Côte d’Ivoire, Guinea and Senegal, alongside armed and first-person-view drone use, including a reported strike on a JNIM fuel depot in the Timbuktu region. One analyst characterises the posture as minimising personnel exposure while maximising effect from the air. That is an assessment of a completed repositioning, not a statement of current locations or strength at any place. This record covers the organisation’s role in the Mali conflict module only; Vigil scopes force records to the theatre they operate in, and a future global-entity model may connect theatre-specific roles across modules.
- Points forts
- State backing and resupply from Russia; aviation and fire-support integration with the FDS; continuity of personnel and local knowledge from the Wagner phase; a growing armed-drone capability that substitutes for ground presence.
- Limites
- Fixed to a shrinking set of hubs; its visibility makes every loss a publicised test of Russian prestige; inherits the predecessor’s documented conduct record and the grievances it produced, and is now itself the subject of a documented civilian-harm case in its own right rather than only through the Wagner lineage. Human Rights Watch reported on 31 July 2026 that two air strikes on Kyrnia, in the Mopti region, on 15 June 2026 killed eight civilians including three children at a village chief’s residence and a cattle market, and assessed the attack as apparently unlawful. Africa Corps had publicly claimed the strike hit a gathering of armed-group commanders; the investigation found no known armed-group casualties at the two impact points. The legal characterisation is Human Rights Watch’s and is recorded here as that organisation’s finding. A second investigation, published 20 August 2026, found that more than 100 Africa Corps fighters accompanied by Malian soldiers raided Bombori in the same region on 10 July 2026, summarily killing nine civilians including four children, rounding up and beating at least 80 men and boys, and burning at least eight homes; the organisation wrote to the Russian and Malian defence ministers on 4 and 5 August and received no reply. No Malian or Russian official investigation, denial or acknowledgement has been announced in either case, and that consistent non-response is this record’s standing finding about the accountability environment rather than a finding about any single incident.
Organisations associées
- Forces de défense et de sécurité maliennes (FDS) A coopéré avec · confiance élevée
Joint operations documented through the 2026 fighting, including the Anéfis relief column.
Filiation et histoire institutionnelle
Prédécesseurs : Wagner Group — historique du déploiement au Mali
Lieux associés
Anéfis: Personnel accompanied the relief column ambushed near Tabrichat on 9 July 2026 and the second column that reached the town. Gao–Kidal corridor: The axis its 2026 relief operations were fought along.
Campagnes
Campagnes nommant cette organisation comme participante. La fiche de campagne détient la relation et lui attribue son degré de confiance ; cette liste est calculée.
- Campagne de blocus du carburant du JNIM Supporting force · Declared September 2025; eased and reimposed since · moderate confidence · as of 2026-07
Documented in joint operations with the FDS through the 2026 fighting. Its specific role in corridor security is less well reported than its role in the northern and central hubs.
- Offensives FLA–JNIM, 2026 Supporting force · April 2026 – present · moderate confidence · as of 2026-07
Withdrew from the far north in April under reportedly negotiated terms; led the column that retook Anéfis in July, with acknowledged losses.
Événements clés
Wagner part, Africa Corps reste
Wagner annonce son départ du Mali sur un « mission accomplie » ; la présence russe se poursuit sous l’Africa Corps, dirigé par le ministère de la Défense, qui absorbe une grande partie du même personnel.
Le FLA tend une embuscade à un convoi logistique malien et russe sur la route d’Aguelhok
Des combattants du Front de libération de l’Azawad ont attaqué un convoi logistique de l’armée malienne et de l’Africa Corps allant d’Anéfis à Aguelhok, près d’Anoumalane, à une quarantaine de kilomètres d’Aguelhok. L’armée a confirmé l’attaque ; le FLA a revendiqué plus de vingt véhicules détruits et des dizaines de tués, des chiffres qu’aucune autre partie n’a vérifiés.
Offensive d’avril 2026 — Kidal tombe, le ministre de la Défense est tué
Le FLA et le JNIM lancent la plus grande offensive coordonnée de la guerre depuis 2012, présentée comme la première fois que les deux coordonnent ouvertement leurs opérations : le FLA prend Kidal tandis que les forces gouvernementales et russes se retirent de l’extrême nord, selon les informations disponibles à des conditions négociées, et un attentat à la voiture piégée à Kati tue le ministre de la Défense Sadio Camara. Les retraits vont bien au-delà de Kidal — l’Africa Corps aurait quitté Aguelhok le 27 avril, bien qu’une garnison malienne y soit restée et ait repoussé une attaque en juillet ; les forces gouvernementales et russes ont quitté Tessalit, où le FLA a été filmé dans la ville le 1 mai ; les troupes maliennes ont quitté Tessit dans la région de Gao, et Ber dans la région de Tombouctou a été abandonnée à l’issue d’une négociation. L’État islamique au Sahel se joint à l’offensive le 28 avril, occupe le poste frontalier évacué de Labbezanga et entre brièvement dans la ville de Ménaka avant de se retirer sous une pression russe signalée. Le JNIM réimpose un blocus total de Bamako le 28 avril, revendique des gains étendus autour de Mopti et aurait ensuite installé des postes de contrôle sur les abords de la capitale.
Attaques de juillet 2026 à l’échelle nationale et bataille d’Anéfis
Une seconde vague coordonnée frappe Anéfis, Aguelhok, Gao, Sévaré et Kéniéroba, puis Konna et Somadougou. Des combattants du FLA et du JNIM assiègent la base d’Anéfis, tendent une embuscade à un convoi de secours malien et de l’Africa Corps près de Tabrichat et abattent un Mi-24 ; une seconde colonne venue de Gao force le passage et l’armée annonce la reprise de la ville le 10 juillet, pour un coût déclaré d’environ 30 soldats.
Un deuxième cas documenté de dommages causés à des civils par Africa Corps, et une deuxième absence de réponse
Human Rights Watch a rapporté le 20 août 2026 que des forces de l’Africa Corps contrôlées par le gouvernement russe avaient sommairement tué neuf civils, dont quatre enfants, et battu des dizaines d’autres dans le village de Bombori, dans la région de Mopti, début juillet 2026. Selon les conclusions de l’organisation, plus de 100 combattants de l’Africa Corps accompagnés de plusieurs soldats maliens sont entrés dans le village vers 05 h 00 le 10 juillet, ont fait irruption dans des maisons du quartier peul, rassemblé au moins 80 hommes et garçons, les ont battus et interrogés sur de prétendus liens avec des groupes armés islamistes, ont abattu six civils qui tentaient de fuir, et en ont détenu puis exécuté trois autres, dont l’un a été décapité ; au moins huit maisons ont été pillées et incendiées. Human Rights Watch a indiqué avoir écrit aux ministres russe et malien de la Défense les 4 et 5 août pour leur exposer ses conclusions et ses questions, sans recevoir de réponse. Les conclusions sont celles de l’enquête propre de l’organisation et n’ont pas été confirmées de manière indépendante ; aucun des deux gouvernements n’a répondu publiquement.
Le camp de Dioura est submergé, et il n’est pas rétabli
Le JNIM attaque le camp de l’armée malienne à Dioura, dans le cercle de Ténenkou, région de Mopti, et revendique le contrôle total de la caserne. Des sources sécuritaires, militaires et locales donnent à l’AFP un bilan croissant sur huit jours — d’abord plus de cinquante soldats et cinq membres de l’Africa Corps, puis soixante à quatre-vingts, puis plus d’une centaine dont deux officiers, avec entre soixante et quatre-vingt-dix faits prisonniers ; le JNIM revendique 150 tués et 93 capturés. Les sources locales de RFI font état d’une centaine de tués et de dizaines de capturés ; le 21 septembre, Reuters cite une source sécuritaire pour 130 tués et plus d’une centaine de personnes prises en otage, et une source diplomatique pour environ 120 tués. Les autorités maliennes annoncent des opérations air-sol contre les assaillants, reconnaissent des pertes non précisées dans leurs propres rangs au cours d’une opération de plus d’une semaine et ne publient aucun bilan. Selon des sources locales, les assaillants sont revenus le lendemain, aucun renfort n’a été envoyé et le camp a été vidé de son armement ; le 21 septembre, RFI rapporte qu’aucun soldat malien ni aucun membre de l’Africa Corps ne reste sur le site.
Des participants décrivent un déploiement de drones ukrainiens avec le Front de libération de l’Azawad
CNN a publié une enquête selon laquelle une quinzaine de spécialistes ukrainiens seraient déployés dans le nord du Mali aux côtés du Front de libération de l’Azawad, apportant formation, soutien et aide opérationnelle plutôt que de participer aux combats de première ligne, un opérateur décrivant la coordination à distance de vols de drones locaux — recevant le flux vidéo par internet et dirigeant l’appareil par radio. Ce compte rendu repose sur des entretiens avec deux opérateurs de drones ukrainiens présentés comme déployés sur place, une source du renseignement militaire ukrainien et un porte-parole nommé du renseignement militaire ; la source est citée décrivant Kyiv comme faisant de son expérience des drones un outil de politique étrangère. Le même reportage contient trois affirmations plus faibles, chacune reposant sur une seule source anonyme : que plusieurs spécialistes ukrainiens se trouvent aussi au Soudan, que des personnels du Tchad, du Niger et du Burkina Faso s’étaient auparavant rendus au Mali pour une formation ukrainienne aux drones, et que des Ukrainiens ont aidé le Front à prendre Kidal. Le ministère russe de la Défense a indiqué séparément que des instructeurs mercenaires ukrainiens et européens avaient formé les mouvements avant cet assaut. Aucun État n’a confirmé le moindre élément de ce compte rendu.
Actions rapides
Accès au système
Là où cette fiche se rattache au reste de Vigil. Chaque ligne figure ici parce que cette organisation y aboutit effectivement.
Évalué au — 2026-09 Dernière revue — 2026-09-09
Voir cette force dans la structure Interactif : sélectionnez cette fiche et suivez ce qui s’y rattache.