Ce qu’est ce système
Central Mali is held from one hub at Sévaré across a delta that floods for a third of the year. Since mid-2025 the binding question has not been whether outlying positions can be supplied but whether they are re-established once overrun: on the documented record they are not, while the hubs have been attacked and held.
A state that can hold its hubs and cannot rebuild what lies beyond them has a map that shrinks without a defeat being declared anywhere on it. That is a different mechanism from the one the northern record describes, and it produces a different measure: not whether the road is open, but whether the position returns. It also changes what an attack means. An armed group that can make a camp unreplaceable does not have to garrison the ground it took, which is why JNIM's claims of "total control" at Dioura in 2026, at Boulikessi in 2025 and at Dioura again in 2025 were each followed by withdrawal rather than by administration.
Confiance : modérée Au 2026-09Revu le 2026-09-26
Le système
- Vue d’ensemble
- The centre is held from Sévaré. The garrison and airfield beside Mopti sit where the road network of an entire region narrows, carry the central military region's seat, and are the practical origin of anything that moves to the camps in the Inner Niger Delta and along the Mopti–Douentza road. Two things depend on that hub and are usually treated as one. The first is routine sustainment — fuel, ammunition, rotation — which runs on imported fuel arriving through the southern corridors under blockade. The second is regeneration: whether a camp that has been overrun is relieved, re-manned, re-equipped and reopened. The 2025–2026 record separates them. Attacks on the hubs themselves have been repelled — Sévaré in April and July 2026, Konna and Somadougou on 4 July with Africa Corps support — while outlying camps that fell have not come back: Boulikessi in June 2025, abandoned the day after a failed counterattack; Dioura in September 2026, reported emptied of its weaponry, with no relief column sent and the site still abandoned eight days later.
- Ce qui en dépend
- Near-total on Sévaré for anything moving inside the centre, and on the southern import corridors for the fuel that makes movement possible at all — the same corridors JNIM has blockaded since September 2025, which makes central sustainment a second-order dependency on the blockade in exactly the way northern sustainment is. Regeneration carries a third dependency the supply question does not: replacement manpower and replacement equipment. The manpower side is a stated government programme — the 2025–2026 action plan announced the recruitment of 15,000 military and 9,000 security personnel and the construction of camps — and the equipment side has run, since 2026, through Russian sealift into West African ports and onward by road, with deliveries via Conakry in March 2026 and via Lomé in July 2026 documented by ship tracking and reporting. Neither channel is published in a form that allows output to be set against loss.
- Effets d’une perturbation
- When a central camp is not regenerated, three things follow and only the first is visible. The state's presence in that area ends, without any announcement that it has. The equipment that was in the camp changes hands rather than being destroyed — of 137 visually confirmed Malian equipment losses compiled from the April 2026 fighting, 99 were assessed as captured — so the loss is transferred capability, not only absent capability. And the remaining garrisons in the same area become more isolated, which raises the cost of holding each of them and makes the next decision easier to take the same way.
- Alternatives et redondance
- Thin, and thinner than in the north. Air movement from Sévaré exists and is the reason the hub matters, but the aircraft it depends on have been attrited: open reporting counts at least thirteen modern manned and unmanned aircraft lost since 2023, including all four Mi-24P attack helicopters, the last of them downed in July 2026. Armed drones have grown as the fleet's fixed-wing and rotary elements have shrunk, and they substitute for presence rather than for lift: a drone can strike a place the state no longer occupies and cannot reopen a camp there. Practically, the alternative to regenerating a position has been to do without it.
Nœuds
Dans l’ordre où cette fiche les présente — une séquence rédigée, pas un itinéraire.
Garnison et plateforme aérienne attenantes à Mopti — la clé militaire du centre du Mali, attaquée lors des deux offensives de 2026.
Dans ce systèmeLe pôle central : la garnison et l’aérodrome à côté de Mopti, siège de la région militaire du centre, et là où les routes de la région se resserrent.
Pourquoi c’est importantL’aérodrome et les garnisons de Sévaré en font le pôle à partir duquel le centre du Mali peut tout simplement être tenu ; il a accueilli la MINUSMA et ancre aujourd’hui les opérations de l’armée et d’Africa Corps. Des attaques répétées — dont celle de juillet 2026 — visent précisément cette fonction.
À surveillerLes attaques contre le périmètre de la garnison et les abords de l’aérodrome ; la capacité du pôle à continuer de soutenir les positions périphériques.
Pôle logistique Confiance : élevée Au 2026-07 Afficher sur la carte →
La « Venise du Mali » au confluent du Niger et du Bani — capitale régionale du centre, où la guerre s’est déplacée après 2015.
Dans ce systèmeLe centre régional au confluent du Niger et du Bani, où se rejoignent les systèmes fluvial et routier et où s’organise l’accès au delta.
Pourquoi c’est importantLa région de Mopti est celle où l’insurrection a cessé d’être un problème du nord : l’expansion de la Katiba Macina, la violence communautaire et la formation de milices en ont fait pendant des années la partie la plus meurtrière du Mali. Le JNIM a revendiqué un large contrôle autour de la ville lors de l’offensive d’avril 2026 — une revendication à traiter comme telle, mais les campagnes environnantes échappent depuis longtemps à l’administration de l’État.
À surveillerL’accès sur la route Sévaré–Bamako ; la situation dans les cercles environnants ; l’équilibre entre accommodements locaux négociés et combats.
Grande ville Confiance : élevée Au 2026-07 Afficher sur la carte →
Ville à la lisière orientale de la plaine inondable du Niger, à environ 60 km au nord-est de Mopti, là où la route de Sévaré à Gao quitte le delta — le point qui a fait entrer la France dans la guerre en 2013.
Dans ce systèmeLà où la route de Sévaré à Gao quitte la plaine inondable — la jonction entre le pôle central et l’axe nord, et le premier point que franchit une colonne remontant vers le nord.
Pourquoi c’est importantKonna est l’endroit où le réseau routier du pôle central cesse d’être une route du delta pour devenir l’axe nord. Une colonne djihadiste a pris la ville le 10 janvier 2013 et s’est dirigée vers Sévaré, et la France est intervenue en quelques heures : toute la forme de la guerre après 2013 commence à cette jonction. Elle reste un élément actif de la même géographie. Le 4 juillet 2026, l’armée a déclaré avoir repoussé une attaque ici, ainsi qu’à Somadougou, avec l’aide d’Africa Corps — l’une des attaques de cette semaine-là qui n’a pas entraîné la perte d’une position.
À surveillerSi les attaques contre Konna et la route Mopti–Douentza se répètent ; si la jonction reste praticable sans escorte ; si une position y est un jour abandonnée plutôt que défendue.
Localité disputée / sous forte pression Confiance : élevée Au 2026-09 Afficher sur la carte →
Village du cercle de Ténenkou dont le camp militaire a été attaqué cinq fois depuis 2019 et a été laissé vide après l’assaut du 10 septembre 2026.
Dans ce systèmeUn camp du delta situé à environ 130 km à l’ouest-nord-ouest de Sévaré à vol d’oiseau, attaqué cinq fois depuis 2019 et laissé vide après septembre 2026.
Pourquoi c’est importantDioura est le cas le plus net du module d’une position que l’État ne cesse de regarnir et qu’il ne conserve pas. Son camp a fait l’objet d’un raid en 2019, a été submergé par les mouvements du nord en 2023, pris et pillé par le JNIM en mai 2025, et de nouveau attaqué le 10 septembre 2026 dans ce que des sources sécuritaires ont décrit à l’AFP comme l’une des plus lourdes pertes uniques subies par l’armée malienne pendant la guerre. À chaque fois, les assaillants se sont retirés plutôt que de rester. Ce qui a changé en 2026, c’est la suite : aucune colonne de secours n’a été envoyée, le camp aurait été vidé de son armement, et le 21 septembre, onze jours après l’assaut, RFI ne signalait aucun soldat malien ni aucun membre d’Africa Corps sur le site.
À surveillerSi l’État rétablit une position à Dioura ou à proximité ; si le terrain évacué est administré par quiconque ; si des camps comparables du delta sont abandonnés selon le même schéma.
Localité disputée / sous forte pression Confiance : modérée Au 2026-09 Afficher sur la carte →
La grande zone irriguée de la région de Ségou — le grenier à riz du Mali, sous pression insurgée depuis 2020.
Dans ce systèmeLe siège de l’Office du Niger, sur l’approche sud-ouest du delta, où la zone irriguée et la pression de l’insurrection au niveau des villages occupent le même terrain.
Pourquoi c’est importantLe périmètre de l’Office du Niger nourrit une large part du pays. Les sièges de villages comme Farabougou par la Katiba Macina et la taxation de la zone ont montré comment l’insurrection convertit la dépendance agricole en levier — sécurité alimentaire et contre-insurrection sont ici le même problème.
À surveillerLa sécurité pendant les récoltes et les semis ; les sièges de villages ; les prix du riz à Bamako et à Ségou.
Région agricole · générale Confiance : modérée Au 2026-06 Afficher sur la carte →
Ville carrefour sur la RN16 entre Mopti et Gao — la charnière entre le centre et le nord du Mali.
Dans ce systèmeL’extrémité orientale de la route du centre, vers le Gourma et la bande frontalière burkinabè.
Pourquoi c’est importantDouentza contrôle la seule route goudronnée reliant le centre à Gao et au nord. Qui fait pression sur Douentza fait pression sur l’approvisionnement terrestre de chaque garnison du nord — c’est pourquoi la ville a changé de mains, a accueilli toutes les forces de la guerre, et reste chroniquement instable.
À surveillerL’interdiction des convois sur l’axe Sévaré–Gao ; les points de contrôle du JNIM ; la situation de la garnison.
Localité disputée / sous forte pression Confiance : modérée Au 2026-06 Afficher sur la carte →
Capitale régionale sur la route de Ségou à Mopti — son camp de garnison a été attaqué en août 2026, avec deux versions inconciliables de l’issue.
Dans ce systèmeLa ville de garnison sur la route de Ségou à Sévaré par laquelle passe chaque colonne vers le centre ; son camp a été attaqué en août 2026. Ajoutée le 2026-09-26.
Pourquoi c’est importantSan se trouve sur la route qui relie Bamako au pôle central de Sévaré, l’axe que doit emprunter toute relève vers le centre du Mali. Sa gendarmerie et son commissariat de police ont été attaqués dans la nuit du 14 octobre 2025, et le 9 août 2026 le JNIM a attaqué le camp du régiment de l’armée stationné ici : l’armée a déclaré l’attaque repoussée, tandis que le JNIM publiait une vidéo tournée à l’intérieur de l’enceinte et en revendiquait le contrôle. San est devenue une région à part entière lors de la réorganisation de 2023.
À surveillerDe nouvelles attaques contre le camp ; la route Ségou–San–Sévaré ; si l’une ou l’autre version du 9 août est tranchée.
Localité disputée / sous forte pression Confiance : modérée Au 2026-09 Afficher sur la carte →
La route commerciale du sud vers les ports de Côte d’Ivoire — le second volet de la ligne vitale d’importation du Mali.
Dans ce systèmeL’un des deux corridors d’importation du sud par lesquels arrive le carburant du centre avant qu’une partie en reparte vers le nord ou l’est.
Pourquoi c’est importantAvec la route de Dakar attaquée, le corridor d’Abidjan achemine le reste du commerce de carburant et de conteneurs du Mali. Sa sécurité dans la région de Sikasso — et la politique des relations avec la CEDEAO à la frontière — fixent le prix de tout à Bamako.
À surveillerL’interdiction au sud de Bougouni ; les frictions aux postes frontaliers avec la Côte d’Ivoire ; les taux de fret.
Corridor · artère d’approvisionnement et d’échanges Confiance : modérée Au 2026-07 Afficher sur la carte →
Le JNIM a submergé la position malienne et russe de Boulikessi, dans le cercle de Douentza, le 1 juin, a pillé la caserne, et la base a été abandonnée le 6 juin après l’échec d’une contre-attaque. Une centaine de soldats maliens auraient été tués et vingt-deux capturés.
L’offensive du 25 avril a frappé directement les pôles du centre — le camp militaire et l’aéroport de Sévaré, ainsi que Mopti — parallèlement à des attaques dans tout le pays. Les pôles n’ont pas été pris.
Les attaques du 4 juillet ont atteint Sévaré, Konna et Somadougou dans le centre, parallèlement à la vague du nord. L’armée a déclaré que les assauts avaient été repoussés, et que Konna et Somadougou avaient été tenues avec l’appui d’Africa Corps — une rare reconnaissance publique du partenariat par l’armée malienne elle-même. Le 12 juillet, un convoi logistique de l’armée transportant vivres, carburant et munitions à destination de positions au-delà de Niono est tombé dans une embuscade sur la route de Nampala et des camions ont été incendiés.
Le JNIM a attaqué le camp du régiment à San le 9 août. L’armée a déclaré l’attaque repoussée ; le JNIM a publié une vidéo tournée à l’intérieur de l’enceinte et en a revendiqué le contrôle. Les deux versions n’ont pas été conciliées, et le camp se trouve sur la route qu’emprunte chaque colonne vers le centre.
Le camp de Dioura a été submergé le 10 septembre. Des sources ont donné à l’AFP un bilan qui s’est alourdi sur huit jours jusqu’à plus d’une centaine de soldats tués et entre soixante et quatre-vingt-dix capturés, dont cinq membres d’Africa Corps parmi les morts. Des sources locales ont indiqué que les assaillants étaient revenus le lendemain, qu’aucun renfort n’avait été envoyé, que le camp avait été vidé de son armement et qu’il restait abandonné huit jours plus tard.
Implications politiques
The portfolio that owns the army's reconstitution has been held by the transition president himself since May 2026, after his defence minister was killed. There is no separate minister to carry a loss, and no official toll was published for the heaviest one.
Implications militaires
The measure of the centre is not which towns are garrisoned but which garrisons return after they are lost. On the documented record since mid-2025, none has.
Implications économiques
Central sustainment competes with the civilian economy for the same blockaded fuel imports, and the same roads.
Implications humanitaires
The delta is the country's densest contested rural population. A position given up removes whatever protection its presence provided and is not recorded anywhere as a displacement event.
Ce qui reste inconnu
- Mali publishes no casualty figures, no order of battle and no garrison list. Every loss figure in this record is attributed reporting from security, military or local sources, usually to one agency, and the Dioura range of fifty to more than a hundred is the width of that uncertainty rather than a revision of it.
- Rien n’établit si l’absence de colonne de secours à Dioura relevait de l’incapacité ou d’une décision. Les informations indiquent qu’aucune n’a été envoyée ; aucune source ne dit qu’aucune n’aurait pu l’être.
- The delta floods from roughly September to December, and the Dioura attack fell at the start of that period. No source connects the two, and this record does not assert the connection — it records that the question is open.
- Equipment deliveries are traced by ship movements and photographs and are not announced; recruitment is announced and not audited. Neither can be set against the other.
Lectures que les éléments permettent aussi
- The pattern can be read as deliberate consolidation rather than as a failure to regenerate: a force with finite manpower abandoning positions it has judged indefensible and concentrating on hubs it can hold. Both readings fit the same facts. The evidence that would distinguish them — an order, a stated posture, or a return to a vacated site — does not exist in public.
- The absence of attacks on the hubs can be read as JNIM choosing softer targets rather than as the hubs being secure, in which case this record is measuring the adversary's selection rather than the state's capacity.
Figure ici parce que l’évaluation propre à la fiche n’est pas la seule que ses sources permettent — et non comme une réserve sur l’évaluation ci-dessus.
Si une position perdue est un jour rétablie
The single observable this record exists for. A return to Dioura, or to a comparable central site, would be the first since mid-2025.
Si les pôles commencent à avoir besoin d’être relevés
Sévaré, Ségou and Gao have held. An attack on a hub that required a column from elsewhere would be a different reading of the centre.
Production par rapport aux pertes
Announced recruitment and documented equipment deliveries set against documented losses. Neither side is published in a form that allows the balance to be struck, and that is stated rather than estimated around.
Questions Watch concernées par ce système
Questions analytiques permanentes dont les éléments passent par ce système, chacune avec sa dernière revue. Dérivées de l’objet Watch, jamais reformulées ici.
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Évalué au — 2026-09 Dernière revue — 2026-09-26