Ce qui s’est passé
Les deux chambres du parlement algérien ont approuvé le dimanche 25 octobre 2026 l’envoi d’unités de l’Armée nationale populaire au Niger, avec pour objectif déclaré la protection d’installations énergétiques. L’AFP a fait état de 148 des 174 sénateurs favorables, selon un sénateur, soit plus que les deux tiers que la Constitution de 2020 exige pour un déploiement à l’étranger ; RFI a rapporté que les deux votes avaient été unanimes. Des médias algériens cités par RFI indiquent que les unités garderaient des installations pétrolières et des investissements de Sonatrach dans le nord du Niger ; Togonews désigne Madama, une ancienne base française proche de la frontière libyenne, comme le site prévu. Aucun effectif, aucune durée ni aucune date n’a été publié. Une source sécuritaire nigérienne a déclaré à Togonews qu’aucun soldat n’avait encore été officiellement déployé. Le vote a suivi la visite à Alger du ministre nigérien de la Défense, Salifou Modi, au cours de laquelle un protocole de coopération militaire a été signé le 21 octobre sans que ses termes soient publiés.
L’AFP et RFI y voient le premier déploiement de l’Algérie à l’étranger depuis 1973, de la part d’un État dont la doctrine était la non-intervention et dont l’instrument au Sahel était la médiation. Il donne au Niger un deuxième partenaire militaire extérieur à côté de l’Africa Corps russe, venant d’un voisin opposé à toute présence militaire étrangère au Sahel. La fiche établit une autorisation ; elle n’établit ni un déploiement, ni son ampleur, ni ses missions. Des avions algériens se trouvent à Niamey depuis le 30 août à la demande du Niger, comme consigné avec la mutinerie.
Confiance : modérée
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